-
Des symptômes dépressifs ont été associés à la consommation de pornographie.
- Des associations qui transcendent l'âge, le sexe et la désapprobation morale.
- Les associations se sont maintenues de manière stable pendant plus de deux ans.
Recherche en psychiatrie
Englehardt et al., 9 juin 2026, 10.1016 / j.psychres.2026.117275
Abstract
Présentation
Aux États-Unis, les symptômes dépressifs et la consommation de pornographie sont fréquents. Des études transversales antérieures ont systématiquement mis en évidence des corrélations positives entre ces variables, tandis que les données longitudinales restent limitées et reposent souvent sur seulement deux vagues de mesures.
Méthode
Nous avons mené une étude longitudinale en cinq vagues basée sur un échantillon d'adultes américains apparié au recensement (n = 2 806, 53 % de femmes, M(âge) = 51, SD(âge) = 16). Les associations entre les symptômes dépressifs et la fréquence de consommation de pornographie ont été examinées au moyen de corrélations partielles et d'un modèle de panel à effets aléatoires (RI-CLPM). Toutes les analyses ont été ajustées en fonction de l'âge, du sexe et de la désapprobation morale de la consommation de pornographie.
Résultats
Au cours des cinq vagues de l'étude, les symptômes dépressifs étaient positivement associés à la fréquence de consommation de pornographie, indépendamment de l'âge, du sexe et de la désapprobation morale. Le modèle RI-CLPM a indiqué que ces associations étaient stables dans le temps et reflétaient des différences interindividuelles plutôt que des effets réciproques sur des intervalles de six mois.
Conclusion
Chez les adultes américains, les symptômes dépressifs et la fréquence de consommation de pornographie sont positivement corrélés au niveau de la population. Cette association semble refléter un lien interindividuel stable, non expliqué par les caractéristiques démographiques, les attitudes morales ou les interactions entre les différentes vagues de l'étude. Les recherches futures devraient recourir à l'évaluation écologique momentanée et à des études longitudinales multi-vagues avec des intervalles variables afin d'examiner plus en détail la dynamique temporelle des symptômes dépressifs et de la fréquence de consommation de pornographie.